3.7 Proportion de la population vivant sous le seuil de faible revenu

Définition

Proportion de la population vivant sous le seuil de faible revenu dans les ménages privés, par rapport à la population totale dans les ménages privés1.

Les estimations du nombre de personnes à faible revenu sont basées sur les seuils de faible revenu avant impôt de Statistique Canada connus aussi sous la désignation SFR (voir l’annexe 3). Ces limites varient selon la taille du secteur de résidence et la taille du ménage et sont mis à jour annuellement (Statistique Canada, 2005c). Le seuil de faible revenu est un niveau relatif établi à partir des tendances du revenu et des dépenses des différentes catégories de familles (Cotton, 2001).

Le revenu total inclut le revenu des particuliers de toutes sources pour l’année civile précédant le recensement ou l’enquête, y compris les traitements et salaires, le revenu net provenant d’une entreprise agricole et non agricole, les transferts gouvernementaux, le revenu de placement, les pensions de retraite et rentes et autres revenus en espèces (Statistique Canada, 2002a).

Les estimations des dépenses moyennes que les familles effectuent pour se procurer des articles de base (alimentation, logement et vêtements) entrant dans le calcul des seuils sont tirées de l’Enquête sur les dépenses des ménages (autrefois l’Enquête sur les dépenses des familles, EDF). Les matrices des seuils les plus récentes produites par Statistique Canada utilisent les estimations des dépenses de l’EDF de 1992. Les seuils sont depuis simplement indexés annuellement selon l’indice des prix à la consommation. Dans l’analyse des séries chronologiques, il est d’usage d’utiliser les estimations obtenues pour une même année de base (Cotton, 2001). Les données présentées ici utilisent la base 1992.

Même si les SFR de Statistique Canada sont souvent cités comme seuils de pauvreté depuis le début de leur diffusion en 1968, ni eux ni aucune autre mesure de remplacement n’ont un statut officiel reconnu, et Statistique Canada ne recommande pas leur utilisation comme indicateur du seuil de pauvreté. En l’absence d’une définition acceptée de la pauvreté, cette méthodologie permet uniquement de déterminer ceux qui s’en tirent moins bien que la moyenne (Fellegi, 1997)

Méthode de calcul

Sources

Recensements et enquêtes de Statistique Canada.

Tableaux et graphiques

Notes

1

2

3

4







5




6

7
n.p.

ND
Les données tirées du recensement excluent de la population en ménage privé les personnes habitant les terres et les réserves indiennes ainsi que les personnes de moins de 15 ans vivant hors famille de recensement. En 2001, le nombre de personnes en ménage privé exclues du calcul est de 39 515 soit 0,6 %.
Les données provenant de l’EFC et de l’EDTR diffèrent légèrement des données publiées antérieurement. Cela s’explique par la révision historique de la pondération appliquée à ces enquêtes en 2000 pour tenir compte des nouvelles estimations de population (Statistique Canada, 2005d).
Les données de l’EFC, disponibles jusqu’à l’année 1997, sont basées sur un plan d’échantillonnage qui exclut les membres des ménages vivant dans les territoires et les réserves indiennes (Statistique Canada, 1999a).
L’EDTR remplace depuis 1998 l’EFC. Les données ne comprennent pas les résidents des réserves indiennes, les membres à temps plein des Forces armées canadiennes et les pensionnaires d’établissements institutionnels. Les estimations se rapportant aux personnes à faible revenu issues de ces deux enquêtes concordent bien malgré le fait que les données sur le revenu de l’EDTR soient basées sur des données fiscales qui fournissent des réponses plus précises et qui comportent un plus fort pourcentage de petits montants déclarés. Si l’on fait abstraction de la variabilité d’échantillonnage et des différences systématiques dans la mesure du revenu, l’EDTR et l’EFC sont susceptibles de produire des proportions de faible revenu différents, car il n’y a pas concordance entre les deux enquêtes en ce qui touche deux variables principales sur lesquelles on se base pour obtenir les seuils de faible revenu, soit la taille du ménage et la taille du secteur de résidence. À noter que les différences observées entre les deux enquêtes dans les proportions de personnes ayant un faible revenu au Canada ne sont pas statistiquement significatives à un niveau de confiance de 95 % (Statistique Canada, 1998; Statistique Canada, 1999b).
Les estimations pour les régions comprenant une proportion importante d’autochtones doivent être interprétées avec prudence étant donné l’exclusion d’un certain nombre d’entre eux (voir note 1) et aussi parce que la mesure est conceptuellement moins appropriée dans le cas de ces communautés lorsqu’elles sont considérées. Ainsi, certaines activités de subsistance, comme la chasse, la pêche ou le troc, qui sont encore très répandues dans certaines communautés autochtones, ne sont pas prises en compte dans le calcul des nécessités de base entrant dans l’élaboration des seuils, ni dans l’établissement des revenus (Statistique Canada, 2004c; Simard et al., 1996 ; Brassard, 1987).
À interpréter avec prudence puisque la population inuite, qui est considérée dans l’échantillon, compte pour 88,6 % de la population de la région en 1996 et 90,6 % en 2001 (voir note 5).
Nombre de personnes sous le seuil de faible revenu dans les ménages privés.
Non présentée. Les données de 1990 ne sont pas présentées pour la région Terres-Cries-de-la-Baie-James parce que les autochtones qui comptent pour 96 % de la population de la région en 1991, ne sont pas inclus (voir note 1).
Non disponible.


Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 01/03/2007