4.1 Certaines caractéristiques liées à l'eau potable

Définition

a) Répartition de la population selon la source d’approvisionnement en eau potable

Proportion, pour une année donnée, de la population1 selon la source d’approvisionnement en eau potable, par rapport à la population totale pour la même année.

La source d’approvisionnement en eau potable correspond à l’endroit d’où origine l’eau brute avant le traitement, soit de la surface (fleuve, rivière, lac ou ruisseau), de nappes d’eau souterraine ou encore de ces deux sources à la fois, il s’agit alors d’eaux mixtes. La population qui n’est pas desservie par un réseau de distribution, c’est-à-dire celle possédant une prise d’eau individuelle, est intégrée dans la catégorie « eaux souterraines » (Ministère de l’Environnement, 2003).

b) Répartition de la population selon le mode de traitement de l’eau potable

Proportion, pour une année donnée, de la population1 selon le mode de traitement de l’eau potable, par rapport à la population totale pour la même année.

Avant qu’on puisse la boire, l’eau brute peut subir divers modes de traitement pour la rendre exempte d’agents pathogènes et d’éléments toxiques, tout en lui redonnant des qualités esthétiques (transparence, absence de goût, d’odeur et de couleur). (Ministère de l’Environnement, 1989; Ministère de l’Environnement et de la Faune, 1997).

Les eaux de réseaux de distribution font, selon les exigences réglementaires, l’objet d’aucun traitement, d’une simple chloration ou d’un traitement complet comprenant au minimum la chaîne de traitement suivante : coagulation, décantation et filtration. Les installations de traitement ne correspondant à aucune de ces catégories sont désignées sous le vocable « autre traitement » et comprennent une grande diversité d’équipements (Ministère de l’Environnement, 2003).

c) Proportion de la population consommant de l’eau fluorée artificiellement

Proportion, pour une année donnée, de la population1 consommant de l’eau fluorée artificiellement, par rapport à la population totale pour la même année.

La fluoration de l’eau potable est une mesure de prévention de la carie dentaire reconnue comme étant efficace, sûre et économique par la communauté scientifique (Groupe de travail sur la fluoration de l’eau de consommation au Québec, 2000; CDC, 1999)

Méthode de calcul

Sources

Numérateur:          Banque de données Eau potable du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs;
                              Direction générale de la santé publique, MSSS.
Dénominateur:      Répertoire des municipalités, Ministère des Affaires municipales et des Régions.

Tableaux et graphiques

Notes

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La population concernée dans le calcul de l’indicateur est la clientèle résidentielle desservie par un réseau privé, une municipalité ou une régie intermunicipale. Les personnes n’ayant pas de réseau de distribution sont également incluses dans le calcul. Par contre, les personnes desservies par un réseau d’une institution ou d’une entreprise sont exclues du calcul.
L’entrée en vigueur, en juin 2001, du Règlement sur la qualité de l’eau potable (RQEP) et l’abrogation du Règlement sur l’eau potable rend difficile la comparaison des présentes données avec celles des années antérieures (Ministère de l’Environnement, 2003). De plus, cette fiche utilise une approche populationnelle, basée sur l’ensemble de la population du Québec, alors que les ouvrages du MENV abordent la question sous l’angle de la population desservie par l’ensemble des réseaux d’eau potable (municipalité, régie municipale, privé, institution et entreprise).
Le calcul a été fait à partir des effectifs de population de 2003 des municipalités, diffusés par le ministère des Affaires municipales et des Régions.
Autres traitements : il peut s’agir d’installations n’effectuant que l’enlèvement du fer et du manganèse des eaux souterraines, de traitements intégrant à la fois une chloration et un traitement supplémentaire, ou encore d’installations dont l’équipement se rapproche de celui d’une installation de traitement complet (c’est notamment le cas de certaines installations de la ville de Montréal) (Ministère de l’Environnement, 2003.
La simple chloration comporte exclusivement l’addition de chlore (Ministère de l’Environnement et de la Faune, 1997).
La population n’ayant pas de réseau de distribution inclut les personnes pour lesquelles nous n’avons pas d’information.
L’approvisionnement en eau potable dans tous les villages inuits se fait à partir d’eau de surface. Considérant les conditions particulières du milieu, le mode de distribution de l’eau potable a dû être adapté. L’eau est donc distribuée à chaque résidence à l’aide de camions-citernes qui s’approvisionnent directement au cours d’eau ou à partir d’un réservoir situé dans le village (Ministère de l’Environnement, 1999).


Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 25/04/2007