4.2 Avis d'ébullition et de non-consommation de l'eau

Définition

a) Nombre d’avis en vigueur selon le type d’avis

Inventaire annuel du nombre d’avis en vigueur d’ébullition et du nombre d’avis en vigueur de non-consommation de l’eau.

b) Proportion moyenne de personnes touchées quotidiennement par un avis d’ébullition ou de non-consommation de l’eau

Proportion, pour une journée donnée, du nombre moyen de personnes touchées1 par des avis d’ébullition ou de non-consommation de l’eau, par rapport au total2 de la population.

Pour connaître la population touchée quotidiennement par des avis d’ébullition ou de non-consommation de l’eau, il faut, pour chaque avis, multiplier le nombre de personnes touchées par le nombre de jours de l’avis. Le total de personnes/jours obtenu doit, par la suite, être divisé par 365 jours pour obtenir le nombre moyen de personnes touchées quotidiennement par un avis.

Le 28 juin 2001, le Règlement sur la qualité de l’eau potable (R.R.Q., c. Q-2, r. 18.1.1) est entré en vigueur, tandis que le Règlement sur l’eau potable fut abrogé. Avant cette date, dans le cas où l’eau potable n’était pas conforme aux normes relatives aux coliformes (totaux ou fécaux), l’exploitant du réseau devait, aussitôt qu’il connaissait les résultats d’analyse, avertir la clientèle desservie que l’eau distribuée était impropre à la consommation et qu’elle devait la faire bouillir avant de la consommer. Dans le Règlement sur la qualité de l’eau potable, la seule présence de coliformes fécaux ou de E. coli déclenche systématiquement l’obligation de prévenir la clientèle en raison du risque sanitaire associé spécifiquement à la présence de bactéries d’origine fécale. En plus de ces obligations réglementaires, le responsable d’un réseau peut également émettre un avis de faire bouillir l’eau à l’occasion de travaux de réparation ou d’entretien du réseau, et lors d’une défectuosité de traitement entraînant un risque de traitement inadéquat de l’eau produite (Ministère de l’Environnement, 2003).

Un avis d’ébullition est un avis émis par le responsable d’un réseau d’aqueduc afin d’aviser la population visée que l’eau ne doit pas être consommée à moins d’avoir été bouillie au moins une minute. Certains avis d’ébullition peuvent concerner uniquement une partie du réseau (Ministère de l’Environnement, 2003).

Un avis de non-consommation est un avis émis par le responsable d’un réseau d’aqueduc municipal afin d’aviser la population visée que l’eau ne doit pas être consommée. Certains avis de non-consommation peuvent concerner uniquement une partie du réseau (Ministère de l’Environnement, 2003).

Selon le cas, la direction régionale de santé publique peut aussi recommander l’émission d’un avis public pour tout dépassement d’une autre norme (microbiologique ou chimique) si cette mesure apparaît justifiée (Ministère de l’Environnement, 2003)

Méthode de calcul

Sources

Numérateur:          Banque de données Eau potable du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.
Dénominateur:      Répertoire des municipalités, Ministère des Affaires municipales et des Régions.

Tableaux et graphiques

Notes

1


2
3
ND
La population concernée dans le calcul de l’indicateur est la clientèle résidentielle desservie par un réseau privé, une municipalité ou une régie intermunicipale. Les personnes n’ayant pas de réseau de distribution sont également incluses dans le calcul. Par contre, les personnes desservies par un réseau d’une institution ou d’une entreprise sont exclues du calcul.
Le calcul a été fait à partir des effectifs de population de 2003 des municipalités, diffusés par le ministère des Affaires municipales et des Régions.
Nombre moyen de personnes touchées quotidiennement par un avis d’ébullition ou de non-consommation de l’eau.
Non disponible.


Source Eco-Santé Québec 2009Dernière révision de cette page : 19/02/2007