4.5 Nombre de jours de smog

Définition

Nombre de jours, pour une année donnée, où la concentration d’ozone est supérieure à 82 ppb1 pendant une heure, au moins une fois pendant la journée (Ministère de l’Environnement, 2003).

Le smog est un mélange de polluants atmosphériques qui peut être souvent observé sous forme d’une brume jaunâtre. Les particules fines et l’ozone en sont deux constituants importants. L’été, les principales sources directes de particules fines liées à des activités humaines sont les véhicules à moteurs et les procédés industriels. En hiver, le chauffage résidentiel au bois s’ajoute comme source de particules fines (Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, 2005).

L’ozone provient de réactions photochimiques complexes entre les oxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), qu’on nomme les précurseurs. Il se forme essentiellement pendant l’été, durant les après-midi très chauds et ensoleillés, où le vent est faible. L’ozone au sol est un polluant nuisible. Il ne faut pas le confondre avec l’ozone formé naturellement dans la haute atmosphère et qui protège des rayons du soleil (Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, 2005). L’ozone est un puissant irritant qui peut provoquer des symptômes de gravité variable, allant de l’irritation des yeux et de la gorge jusqu’à la toux, aux douleurs et aux difficultés respiratoires causées par la constriction des bronches et des bronchioles (Willey et al., 2004; Ministère de l’Environnement, 2002).

Les particules fines2 (PM2,5) sont microscopiques et elles peuvent demeurer longtemps en suspension dans l’air. À tout moment de l’année, elles peuvent être émises dans l’air directement par des sources diverses ou indirectement par des réactions chimiques auxquelles participent des gaz comme les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de soufre (SO2), les composés organiques volatils (COV), l’ammoniac (NH3) et des particules déjà présentes dans l’atmosphère. Les PM2,5 sont susceptibles de présenter des risques pour la santé parce qu’elles pénètrent très profondément dans le système respiratoire. Avec d’autres polluants, les particules fines affectent aussi l’atmosphère et réduisent la visibilité (Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, 2005).

Les polluants qui favorisent le smog peuvent être d’origine transfrontalière ou locale. Les vents amènent au Québec des polluants précurseurs et de l’ozone depuis le sud de l’Ontario et le centre des États-Unis. S’ajoute à ces sources la contribution des milieux urbanisés québécois qui occasionnent, dans certaines conditions, une augmentation des concentrations d’ozone et des particules fines en aval des grandes zones urbaines. Les régions les plus touchées par le smog transfrontalier sont situées dans le sud du Québec, près des limites ontarienne et américaine. Plus on s’éloigne de la région des Grands Lacs, plus les sources du smog sont attribuables aux émissions québécoises (Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, 2005).

Actuellement, un programme appelé INFO-SMOG émet des avertissements à la population uniquement sur la base des mesures d’ozone (Ministère de l’Environnement, 2003; Ministère de l’Environnement, 2002)

Méthode de calcul

Sources

Programme INFO-SMOG, ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Tableaux et graphiques

Notes

1
2
3
ND
Partie par milliard.
Les particules fines sont les particules respirables ayant un diamètre inférieur ou égal à 2,5 micromètres.
Les données de l’ensemble du Québec présentent le nombre de jours où au moins une région est touchée.
Non disponible.


Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 19/02/2007