5.1 Taux de sortie sans diplôme du secondaire

Définition

Probabilité, pour un individu d’une année scolaire donnée, de ne jamais obtenir de diplôme à la sortie du secondaire.

Le taux de sortie sans diplôme du secondaire est le complément de la probabilité d’obtention d’un premier diplôme d’études secondaires. La probabilité, exprimée sous forme de pourcentage, est une probabilité globale s’appliquant à une génération fictive de personnes qui connaîtraient, au cours de leur vie, les taux de non diplomation (ou de diplomation) au secondaire observés aux divers âges d’une année donnée (Lespérance, 1998; MEQ, 1997; Maisonneuve, 1989).

Les diplômes considérés sont les suivants : diplôme d’études au secondaire (DES, y compris le diplôme avec mention de professionnel court ou de professionnel long), certificat d’études professionnelles (CEP), diplôme d’études professionnelles (DEP), attestation de spécialisation professionnelle (ASP), attestation de formation professionnelle (AFP) et certificat de formation en entreprise de récupération (CFER) (MELS, 2005).

La méthode repose sur une approche transversale et est centrée sur le nombre annuel de diplômés et non pas sur les nombres par génération ou cohorte comme c’est le cas pour les analyses longitudinales. L’analyse transversale considère toutes les générations qui produisent des diplômés une année donnée alors que l’analyse longitudinale considère une génération pendant toutes les années où elle produit des diplômés. L’accessibilité au diplôme estimée par une approche transversale se mesure donc au moyen d’un cumul de taux de diplômés aux différents âges, mais ces taux sont tous relatifs à des générations différentes, d’où la notion de « génération fictive » (Maisonneuve, 1989).

Les probabilités obtenues présentent les évaluations les plus pessimistes possible du phénomène puisqu’elles tiennent compte de sorties d’études qui ne s’apparentent pas à des abandons. C’est le cas notamment pour certains élèves ayant une déficience intellectuelle mais avec une scolarisation prolongée jusqu’à l’âge de 21 ans, d’élèves qui suivent un cheminement particulier continu avec obtention d’une attestation de capacité mais non considérée comme un diplôme au sens strict et les étudiants qui passent directement du secteur des jeunes au secteur des adultes (MELS, 2005; MEQ, 1995).

L’indicateur présenté ici se différencie du taux annuel d’abandon scolaire au secondaire, ce dernier donnant le bilan pour la population étudiante d’une année particulière seulement. En conséquence, le taux de sortie sans diplôme du secondaire, qui représente la probabilité d’abandon des jeunes d’une génération fictive sera toujours beaucoup plus élevé que celui lié au taux annuel d’abandon avec un facteur multiplicatif variant du triple au quintuple selon le cas (Roy, 1992).

L’indicateur est une mesure indirecte du décrochage scolaire, mais sans être une quantification précise du phénomène lui-même car il ne tient pas compte de la population qui ne fréquente pas le système scolaire (Lespérance et al., 2000).

Les données sont présentées sur la base des années scolaires (septembre à juin)

Méthode de calcul

Méthode du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) (voir l’annexe 4)

Sources

Direction de la recherche, des statistiques et des indicateurs, ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, version mars 2005.

Tableaux et graphiques

Notes

1
2


3





4



5



ND
a.



Comprend la totalité des élèves du secteur des jeunes et du secteur des adultes sans distinction d’âge (voir notes 3 et 4).
Ces regroupements en secteur (voir notes 3 et 4), utilisés à des fins statistiques au MELS, sont une combinaison de la catégorie d’âge de l’étudiant (type d’effectif « jeune » ou « adulte ») et du programme scolaire auquel il est rattaché (formation générale ou professionnelle). À noter que la catégorie « Secteur des jeunes » est comprise dans la catégorie « Secteur des jeunes et étudiants de moins de 20 ans au secteur des adultes ».
Le terme « Secteur des jeunes » désigne les étudiants considérés comme jeunes en formation générale et en formation professionnelle selon la définition utilisée dans la déclaration d’effectif scolaire en vigueur pour une année scolaire donnée. En 2003-2004, pour être considéré jeune en formation générale, l’étudiant doit remplir une des conditions suivantes : être âgé de moins de 18 ans le 30 juin 2003 ou être âgé de 18 ans ou plus, mais avoir fréquenté un établissement d’enseignement au 30 septembre de l’année précédente (MEQ, 2003a). En formation professionnelle, les mêmes critères s’appliquent avec certaines précisions additionnelles concernant les élèves âgés de 18 ans et plus : est ainsi considéré jeune en formation professionnelle l’étudiant qui est inscrit à un « programme harmonisé » (DEP ou ASP) ou qui suit un cours menant à la reconnaissance de métiers semi-spécialisés, et ce, pour des services de « cours dispensés » ou d’examens seulement (MEQ, 2003b).
Le terme « Secteur des adultes » désigne les étudiants considérés comme adultes en formation générale et en formation professionnelle selon la définition utilisée dans la déclaration d’effectif scolaire en vigueur pour une année scolaire donnée. En 2003-2004, pour être considéré adulte en formation générale, l’étudiant doit remplir une des conditions suivantes : être âgé de 16 ans avant le 1er juillet 2003 ou avoir obtenu un diplôme d’études au secondaire (MEQ, 2003a). Les mêmes critères s’appliquent en formation professionnelle avec certaines dérogations pour des cas spéciaux (MEQ, 2003b).
La donnée n’est disponible que par région administrative. La région administrative Nord-du-Québec correspond à la somme de trois régions sociosanitaires : Nord-du-Québec, Nunavik et Terres-Cries-de-la-Baie-James. Les données ne sont donc pas disponibles pour ces trois régions prises séparément. Il n’est par ailleurs pas possible de produire d’estimations pour la région Mauricie et Centre-du-Québec à partir des données fournies pour les deux régions administratives qui la composent.
Non disponible.
Années scolaires pour lesquelles le ministère de l’Éducation du Québec a mené une vaste opération visant à corriger les dossiers de nombreux élèves qui remplissaient toutes les conditions pour obtenir un diplôme d’études au secondaire mais qui ne l’avaient toujours pas reçu. À titre d’exemple, le taux d’obtention des premiers diplômes du secondaire aux adultes (en formation générale, non précédés d’un diplôme de formation professionnelle) est passé de 12,2 % en 1995-1996 à 10,5 % en 1996-1997 (MEQ, 1998). En conséquence, les taux pour ces années sous-estiment la situation réelle se rapportant aux sorties sans diplôme du secondaire.


Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 01/03/2007