5.7 Taux de crimes contre la personne

Définition

Rapport pour une année donnée, du nombre annuel d’infractions criminelles perpétrées contre la personne, à la population totale au milieu de la même année.

Les crimes contre la personne, aussi appelés « Infractions contre la personne » comprennent : homicide, négligence criminelle et autres infractions entraînant la mort, tentative ou complot en vue de commettre un meurtre, agression sexuelle, autres infractions d’ordre sexuel (entre autres : contacts sexuels, attouchements sexuels, exploitation sexuelle et inceste), voies de fait, enlèvement ou séquestration, vol qualifié ou extorsion, harcèlement criminel, menaces et autres infractions contre la personne comme abandon d’un enfant, complicité après le meurtre, etc. (Ministère de la Sécurité publique, 2004)..

Les données relatives aux délits mentionnés proviennent du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC2) utilisé pour la cueillette de données par les corps de police municipaux, la Sûreté du Québec et la police régionale Kativik. La proportion de crimes enregistrés à l’aide de ce programme se situe à 98% en 2002. Les 2% restants sont enregistrés par les autres corps policiers comme la Gendarmerie royale du Canada et les autres corps de police autochtones qui avaient recours, encore en 2002, à l’ancienne version du programme (DUC) (Ministère de la Sécurité publique, 2004)..

Pour faire partie des statistiques annuelles, les délits commis doivent avoir fait l’objet d’une plainte aux corps policiers et avoir été jugés fondés après enquête policière. Pour la plupart des infractions contre la personne, à l’exception des vols qualifiés ou des extorsions, le décompte des infractions est basé non pas sur les événements mais sur les victimes. Quand plusieurs infractions à l’égard d’une même personne sont enregistrées, c’est celle pour laquelle le Code criminel prévoit les plus longues périodes de détention qui prime sur les autres pour fin de comptabilisation (Ministère de la Sécurité publique, 2004)..

Les statistiques officielles publiées ne fournissent pas un portrait complet de la criminalité réelle au Québec car les crimes commis ne sont pas tous connus des policiers. Plusieurs études sur la victimisation démontrent que les citoyens ne déclarent pas toujours les crimes dont ils sont victimes, les infractions plus graves et plus visibles étant signalées davantage, certaines dont les agressions sexuelles étant déclarées moins systématiquement. Par ailleurs, le taux de déclaration est également tributaire des effectifs et pratiques policières ainsi que des modifications régulières apportées aux lois et aux politiques sociales (Ministère de la Sécurité publique, 2004).

Méthode de calcul

Sources

Numérateur:          Direction de la prévention et de la lutte contre la criminalité, ministère de la Sécurité publique.
Dénominateur:       Service du développement de l’information, version février 2005, MSSS.

Tableaux et graphiques

Notes

1

2

3


4
(-)(+)
*
**n.p.
ND
s.o.
Pour 2003, les données sont provisoires. En 2002 , l’écart entre les données provisoires et finales pour le nombre d’infractions annuelles perpétrées contre la personne était de 0,5%.
Pour les besoins de cet élément, nous avons regroupé sous le vocable « homicide, négligence et tentative » les catégories : homicide, négligence criminelle et autres infractions entraînant la mort, tentative ou complot en vue de commettre un meurtre.
Les données sur les crimes contre la personne sont disponibles à l’échelle des régions administratives. La région administrative du Nord-du-Québec correspond à la somme des trois régions sociosanitaires : Nord-du-Québec, Nunavik et Terres-Cries-de-la-Baie-James. Depuis 2000, il est toutefois possible de dissocier le Nunavik des deux autres régions, tandis que les données des régions Nord-du-Québec et Terres-Cries-de-la-Baie-James sont toujours regroupées.
Nombre d’infractions criminelles perpétrées contre la personne.
Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01.
Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence.
Coefficient de variation supérieur à 33,33 %. La valeur n’est pas présentée.
Non disponible.
Sans objet.


Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 20/02/2007