7.2.3 Proportion de d'hommes de 50 ans et plus ayant passé un test de l'antigène prostatique spécifique (APS)
Définition
Proportion d’hommes de 50 ans et plus ayant passé un test de l’antigène prostatique spécifique (APS) pour le dépistage du cancer de la prostate, par rapport à la population totale des hommes de 50 ans et plus dans les ménages privés.
Les hommes devaient d’abord répondre à une première question : « Avez-vous déjà subi le test de l’antigène spécifique prostatique pour le dépistage du cancer de la prostate, c’est-à-dire une prise de sang pour le test APS? ». Si la réponse est « oui », ils devaient répondre ensuite à une seconde question : « À quand remonte la dernière fois : moins de 6 mois, de 6 mois à moins d’un an, d’un an à moins de 2 ans, de 2 ans à moins de 5 ans, 5 ans ou plus? » (Statistique Canada, 2003d).
Un test de dépistage efficace doit permettre de déceler une tumeur à un stade suffisamment précoce pour que le traitement donne de meilleurs résultats. Le dosage de l’APS constitue une percée importante puisqu’il permet de détecter les tumeurs prostatiques plus précocement que l’autre technique utilisée, soit le toucher rectal (Gibbons et Waters, 2003; Feightner, 2004).
Toutefois, si certaines études laissent entendre que le test de l’APS a contribué à l’augmentation du nombre de nouveaux cas de cancers diagnostiqués à un stade précoce, aucune n’indique que cela a fait baisser la mortalité (Mc David et al., 2004; Gibbons et Waters, 2003). L’absence de tendance significative à la hausse de la mortalité pour ce cancer (MSSS, 2001) appuie l’hypothèse que la croissance du nombre de cas détectés ne se traduirait pas nécessairement par une augmentation du nombre d’hommes affectés par la maladie (Feightner, 2004).
L’effet éventuel de la généralisation du test de l’APS suscite la controverse (Gibbons et Waters, 2003). On ne possède pas suffisamment de preuves pour inclure le dosage de l’antigène prostatique spécifique dans l’examen médical périodique des hommes âgés de 50 ans et plus. À l’heure actuelle, les organismes canadiens de santé publique ne recommandent pas le dépistage du cancer de la prostate par dosage APS pour l’ensemble de la population. D’autres organismes invitent les hommes de 50 ans et plus à discuter avec leur médecin des risques et des avantages éventuels du dépistage par dosage de l’APS, d’une part, et par toucher rectal, d’autre part. Il faudra encore un certain temps avant qu’on ne dispose de résultats déterminants quant à l’efficacité de ces méthodes (Beemsterboer et al., 2000; Gibbons et Waters, 2003).
Dans l’ESCC, l’information provient d’un questionnaire assisté par ordinateur rempli par un intervieweur à partir des réponses données par un homme de 50 ans et plus, pour lui-même, en face à face ou parfois par téléphone1 (Statistique Canada, 2003d).
Méthode de calcul

Sources
Enquête de Statistique Canada.
Tableaux et graphiques




Notes
1 2 3 (-)(+) * **n.p. ND |
Les entrevues réalisées par téléphone comptent pour 30,2 % de l’échantillon du Québec en 2000-2001 (Statistique Canada, 2003d). Les données de la région Nord-du-Québec sont exclues de celles de l’ensemble du Québec. Population estimée d’hommes de 50 ans et plus ayant passé un test de l’APS. Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01. Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. Coefficient de variation supérieur à 33,33 %. La valeur n’est pas présentée. Non disponible. |
| Source Eco-Santé Québec 2011 | Dernière révision de cette page : 22/02/2007 |