7.2.7 Distribution et récupération de seringues aux utilisateurs de drogues par injection
Définition
a) Nombre moyen de seringues distribuées gratuitement par visite d’usagers
Nombre de seringues distribuées gratuitement par les centres d’accès aux seringues, pour une période donnée, par rapport au nombre de visites d’usagers aux centres d’accès aux seringues pour la même période.
Le nombre de visites aux centres d’accès aux seringues (CAS) correspond au nombre de visiteurs utilisateurs de drogues par injection (UDI) pour lesquels on dispose de données complètes1. Une même personne peut être comptée plus d’une fois. Un visiteur est réputé avoir obtenu au moins une seringue gratuitement2. Les seringues sont distribuées à l’unité ou en paquet sous forme de trousses standards à l’usage des UDI du Québec. Le nombre de seringues correspond au nombre de seringues pour lequel on dispose de données complètes3 (Noël et Cloutier, 2005).
b) Proportion de seringues récupérées
Proportion, pour une période donnée, du nombre de seringues récupérées par les centres d’accès aux seringues, par rapport au nombre total de seringues distribuées gratuitement par les centre d’accès aux seringues au cours de la même période.
Le décompte des seringues souillées est approximatif. À la récupération individuelle par chacun des usagers s’ajoute la récupération collective par des UDI qui mettent à la disposition de leurs visiteurs des contenants de récupération sécuritaires fournis par les CAS. Les contenants rapportés font ensuite l’objet d’une estimation quant au nombre de seringues qu’ils contiennent puisqu’aucun n’est ouvert afin de respecter les règles de prévention en matière de déchets biomédicaux. Les seringues récupérées ne sont pas toutes des seringues distribuées gratuitement par le CAS4 (Noël et Cloutier, 2005).
Depuis 1989, le MSSS met à la disposition des utilisateurs de drogues par injection (UDI) du matériel d’injection stérile en vue de prévenir la transmission du VIH et des hépatites. En 1996, le MSSS a mis en place une structure permettant de recueillir des données sur les activités des programmes d’échange de seringues au Québec. Les statistiques sont compilées à chaque année par l’INSPQ en collaboration avec les directions de santé publique et les centres d’accès aux seringues5 (Noël et Cloutier, 2005).
Les informations nécessaires au suivi des programmes d’échange de seringues sont obtenues auprès des visiteurs UDI au moyen d’un formulaire qui demande peu de temps à l’intervenant lors de chaque visite. Les données sont compilées au site ou transmises directement au responsable régional en santé publique qui se charge ensuite de la compilation (Noël et Cloutier, 2005).
Les données sont présentées sur la base des années financières (1er avril au 31 mars).
Méthode de calcul

Sources
Service de lutte contre les infections transmissibles sexuellement et par le sang, MSSS.
Tableaux et graphiques



Notes
1 2 3 4 5 6 ND |
La base de données ne contient aucune information sur le nombre total de visiteurs. En 2003-2004, l’accès gratuit aux seringues était offert dans 60,7 % des CAS. La vente du matériel d’injection est surtout faite en pharmacie (Noël et Cloutier, 2005). Le nombre de seringues mises en circulation n’est pas documenté dans la base de données. En 2002-2003, une analyse fut effectuée en comparant les registres de certaines directions de santé publique concernant le matériel mis en circulation aux seringues distribuées par les CAS de leur territoire. Sur la base de cette étude impliquant 7 régions, on constate que le pourcentage de seringues pour lequel on ne dispose pas de l’information complète varie de 2,1 % (Capitale-Nationale) à 90,3 % (Abitibi-Témiscamingue) pour une moyenne de 14,1 % (Noël et al., 2004). L’identification de la provenance du matériel souillé n’est pas faite lors du décompte des seringues récupérées. On présume toutefois que la grande majorité provient de la région où opèrent les CAS. Les CAS comprennent des Centres de santé et de services sociaux (CSSS), des urgences de centres hospitaliers, des pharmacies, des cliniques médicales, des organismes communautaires et des centres spécialisés de prévention du VIH. Le nombre de CAS dans une région dépend d’un ensemble de facteurs qui vont de l’étendue du territoire à couvrir à la capacité d’en recruter. De 1996 à 2004, leur nombre est passé de 282 à 735. Au 31 décembre 2004, plus de la moitié (58,8 %) sont des pharmacies et plus d’un sur quatre (28,7 %) sont des CSSS ou un de leur point de services (Noël et Cloutier, 2005). Pour certaines années, les régions de l’Outaouais (1996-1997 et 1997-1998) et de Chaudière-Appalaches (1997-1998) ont déclaré un plus grand nombre de seringues récupérées que de seringues distribuées. Dans ce cas, le pourcentage indiqué est de 100 %. Non disponible. |
| Source Eco-Santé Québec 2011 | Dernière révision de cette page : 22/02/2007 |