7.4.12 Taux d'hospitalisations liées à des conditions propices aux soins ambulatoires

Définition

Rapport, pour une période donnée, pour la population de moins de 75 ans, du nombre annuel moyen d’hospitalisations en soins physiques de courte durée pour des conditions médicales propices aux soins ambulatoires, à la population totale âgée de moins de 75 ans au milieu de la même période.

Les statistiques présentées dans cette fiche ont été compilées à partir du fichier des hospitalisations du système MED-ÉCHO et se rapportent aux soins physiques de courte durée. Sont exclus : les hospitalisations pour troubles mentaux, les hospitalisations des nouveau-nés en bonne santé, les soins infirmiers d’un jour (chirurgies d’un jour depuis 1995), les soins de longue durée, les hospitalisations de type « hôpital à domicile », celles des non-résidents québécois et celles de longue durée dans des unités de soins de courte durée. Seuls les centres hospitaliers de soins généraux et spécialisés (CHSGS) sont retenus, excluant ainsi les centres dont la vocation première est la psychiatrie, la réadaptation ou l’hébergement et les soins de longue durée (Pelletier, 1999). Les données sur les hospitalisations des résidents québécois survenues dans les autres provinces canadiennes ont été ajoutées à partir de 1995-1996 et proviennent de l’Institut canadien d’information sur la santé.

Les conditions propices aux soins ambulatoires sont celles où des soins appropriés évitent ou réduisent la nécessité d’une hospitalisation. Les hospitalisations liées à des conditions propices aux soins ambulatoires ne sont pas toutes évitables, mais l’on suppose que des soins ambulatoires adéquats dispensés en temps opportun pourraient prévenir l’apparition de ces conditions, contrôler un épisode aigu ou stabiliser une condition chronique. Le niveau optimal d’utilisation n’est pas connu, mais un niveau disproportionnellement élevé pourrait indiquer un problème d’accès aux soins primaires (Statistique Canada et ICIS, 2008).

Les hospitalisations liées à des conditions propices aux soins ambulatoires sont définies à partir du diagnostic principal identifié selon la CIM-9 et la CIM-10-CA. Le diagnostic principal correspond à l'affection la plus importante présentée par le malade durant son hospitalisation. Ce diagnostic est, de façon générale, étroitement relié à la raison d'hospitalisation. Chez un malade présentant plusieurs affections, le diagnostic principal doit correspondre à l'affection ayant nécessité la plupart des ressources médicales durant le séjour (MSSS, 1999). Les 7 conditions considérées propices aux soins ambulatoires ont été définies à partir des travaux de Billings et al. (1993; 1996) et correspondent aux codes suivants (Statistique Canada et ICIS, 2005) :

Dans ses publications, Statistique Canada ne diffuse que les données pour l’ensemble des conditions médicales. Dans cette fiche, en plus du total, les données sont présentées pour chacune des 7 catégories définies ci-haut sur la base des années financières (1
er avril au 31 mars).

Méthode de calcul



Sources

Numérateur:         Fichier des hospitalisations MED-ÉCHO, MSSS;
                               Base de données sur les congés des patients, Institut canadien d’information sur la santé.
Dénominateur:     Service du développement de l’information, version février 2005, MSSS.

Notes
1
2


3


4




Seulement lorsqu’un diagnostic secondaire (non le diagnostic principal) de 496 dans la CIM-9 ou de J44 dans la CIM-10-CA est aussi présent.
Exclut les cas dont au moins une des interventions chirurgicales correspond à l’un des codes de la Classification canadienne des actes diagnostiques, thérapeutiques et chirurgicaux (CCA) de traitement suivants : 48.1, 49.5, 48.02, 48.03, 49.71, 49.72, 49.73, 49.82, 49.86 ou à l’un des codes de la Classification canadienne des interventions en santé (CCI) de traitement suivants : 1.IJ.50, 1.IJ.57.GQ, 1.HZ.85, 1.IJ.76, 1.HB.53, 1.HD.53, 1.HZ.53, 1.HB.55, 1.HD.55, 1.HZ.55, 1.HB.54, 1.HD.54.
Exclut les cas dont au moins une des interventions chirurgicales correspond à l’un des codes de la Classification canadienne des actes diagnostiques, thérapeutiques et chirurgicaux (CCA) de traitement suivants : 48.1, 49.5, 48.02, 48.03, 49.71, 49.72, 49.73, 49.82, 49.86 ou à l’un des codes de la Classification canadienne des interventions en santé (CCI) de traitement suivants : 1.IJ.50, 1.IJ.57.GQ, 1.HZ.85, 1.IJ.76, 1.HB.53, 1.HD.53, 1.HZ.53, 1.HB.55, 1.HD.55, 1.HZ.55, 1.HB.54, 1.HD.54.
Exclut les cas dont au moins une des interventions chirurgicales correspond à l’un des codes de la Classification canadienne des actes diagnostiques, thérapeutiques et chirurgicaux (CCA) de traitement suivants : 01.01-01.39, 07.24, 14.01-14.83, 14.88-16.82, 16.89-21.82, 21.89-29.7, 29.82-34.81, 34.89-41.81, 41.83-43.82, 43.84-45.84, 45.88-46.88, 46.90-48.91, 48.99-50.79, 50.91-50.93, 50.96-52.81, 52.89-63.95, 63.97-64.96, 64.98-66.83, 66.89-67.84, 67.89-69.82, 69.89-71.96, 71.98-72.95, 72.97-75.81, 75.89-80.83, 80.89-88.81, 88.89-92.69, 92.80-97.82 ou 97.89-98.99 ou à l’une des sections (1, 2 ou 5) de la Classification canadienne des interventions en santé (CCI).

Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 23/09/2008