9.1.1 Proportion de la population présentant un surplus de poids
Définition
Proportion de la population de 18 ans et plus présentant un surplus de poids, par rapport à la population totale de 18 ans et plus dans les ménages privés, à l’exclusion des femmes enceintes ou qui allaitent.
L’indice de masse corporelle (IMC) est dérivé du rapport entre le poids (en kilogrammes) et le carré de la taille d’une personne (en mètres) (Santé Canada, 2003). Ces informations sont déclarées par les personnes qui doivent répondre à deux questions, la première porte sur la taille : « Combien mesurez-vous sans chaussures? » et la seconde sur le poids : « Combien pesez-vous? » (Statistique Canada, 2005b). Bien que les libellés des questions diffèrent d’une enquête à l’autre, la personne est appelée à répondre à des questions comparables.
La présente fiche utilise le terme général « surplus de poids »1 pour toutes les personnes ayant un IMC égal ou supérieur à 25,0. On peut distinguer deux catégories de « surplus de poids » : « l’embonpoint »2 (25,0 à 29,9) et « l’obésité » (30,0 et plus). Les seuils des catégories d’IMC sont ceux adoptés au Canada (voir l’annexe 12) et correspondent aux normes internationales proposées par l’OMS (OMS, 2000 ; Santé Canada, 2003).
L’IMC n’est pas un instrument de mesure directe de la masse adipeuse qui est le facteur représentant un risque pour la santé chez les personnes ayant un excès de poids. Il peut présenter des limites dans le cas de certains groupes (les jeunes dont la croissance n’est pas achevée, les adultes très minces ou à forte musculature, les personnes de plus de 65 ans et certains groupes ethniques). Cependant, il est l’indicateur le plus utile des risques pour la santé associés à un poids excessif (Santé Canada, 2003).
Dans l’ESCC, l’information provient d’un questionnaire assisté par ordinateur rempli par un intervieweur à partir des réponses données par une personne de 12 ans et plus, généralement pour elle-même3, en face à face ou par téléphone4 (Statistique Canada, 2005b).
Méthode de calcul

Sources
Enquêtes de Santé Québec et enquêtes de Statistique Canada.
Tableaux et graphiques




Notes
1 2 3 4 5 6 7 8 9 (-)(+) ND |
Le terme « surplus de poids » a été préféré à celui de « surpoids » proposé par l’OMS (OMS, 2003). Le terme « embonpoint » correspond à la catégorie « excès de poids » employée par Santé Canada et Statistique Canada (Santé Canada, 2003; Statistique Canada, 2005b). L’OMS propose le terme « préobèse » (OMS, 2003). L’information provient parfois de réponses fournies par une personne répondant pour un autre membre du ménage (déclaration par procuration) dans une proportion de 5,2 % en 2000-2001 (Statistique Canada, 2003d) et de 1,8 % en 2003 (Statistique Canada, 2005b). Les entrevues réalisées par téléphone comptent pour 30,2 % de l’échantillon du Québec en 2000-2001 (Statistique Canada, 2003d) et pour 71,6 % en 2003 (Statistique Canada, 2005b). C’est pourquoi les données de ces deux enquêtes ne sont pas toujours comparables (ISQ, 2005; St-Pierre et Béland, 2004). Dans les enquêtes de Santé Québec, l’information provient d’un questionnaire autoadministré rempli par les personnes de 15 ans et plus du ménage sans la présence d’un intervieweur (Santé Québec, 1998a). Dans l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP), l’information provient d’un questionnaire assisté par ordinateur rempli par un intervieweur à partir de réponses données par une personne de 12 ans et plus, pour elle-même, en face à face (majorité des entrevues en 1994-1995) ou par téléphone (quasi totalité des entrevues en 1996-1997 et 1998-1999) (Gilmore, 2002). Les données des régions Nord-du-Québec et Terres-Cries-de-la-Baie-James sont exclues de celles de l’ensemble du Québec. Population estimée de 18 ans et plus présentant un surplus de poids. Au Nunavik, l’enquête de santé Comment allons-nous ? réalisée en 2004 révèle que 29,8 % de la population inuite âgée de 18 à 74 ans présente de l’embonpoint et 28,3 % de l’obésité pour un total de 58,0 % avec un surplus de poids. Le surplus de poids est présent chez 55,0 % des hommes et chez 61,4 % des femmes. Ces estimations sont basées sur des mesures cliniques. Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01. Non disponible. |
| Source Eco-Santé Québec 2011 | Dernière révision de cette page : 02/03/2007 |