9.1.8 Taux de mortalité par maladies de l'appareil respiratoire

Définition

Rapport, pour une période donnée, du nombre annuel moyen de décès par maladies de l’appareil respiratoire, à la population totale au milieu de la même période.

Les décès par maladies de l’appareil respiratoire sont identifiés à partir de la cause initiale du décès. La cause initiale du décès représente la maladie ou le traumatisme qui a déclenché l’évolution morbide conduisant directement au décès ou les circonstances de l’accident ou de la violence qui ont entraîné le traumatisme mortel (OMS, 1993). Au Québec et au Canada, les causes de décès sont classifiées selon la CIM-9 pour les années 1979 à 1999, et selon la CIM-10 depuis 2000. Les maladies de l’appareil respiratoire correspondent aux codes CIM-9 460 à 519 et aux codes CIM-10 J00 à J99. Les catégories de maladies de l’appareil respiratoire retenues1 sont :

Cet indicateur mesure le succès à long terme des efforts déployés en vue de réduire la mortalité par maladies de l'appareil respiratoire, comparativement à d'autres régions, provinces ou pays. La diminution du taux de mortalité témoigne du succès des mesures de prévention, de dépistage et de traitement des maladies de l'appareil respiratoire (Statistique Canada et ICIS, 2005).

L’adoption de la CIM-10 à partir de l’année 2000 peut entraîner une brisure dans l’analyse temporelle de plusieurs causes de décès (OCDE, 2005). Les révisions 9 et 10 de la CIM sont très différentes. Dans la 10e révision, de nouvelles catégories ont été ajoutées, d’autres ont été modifiées ou regroupées, et certaines règles d’identification de la cause initiale de décès ont changé (Statistique Canada, 2005a; NCHS, 2000). En conséquence, ces différences entre les deux révisions sont assez importantes pour rendre difficiles les comparaisons directes des causes de décès. Les pneumonies sont une des causes de décès les plus touchées par le passage de la CIM-9 à la CIM-10 (CDC, 2005). De nombreux décès identifiées sous cette cause sont maintenant classés dans les rubriques maladies du cœur, maladies vasculaires cérébrales, tumeurs malignes ou maladies chroniques des voies respiratoires inférieures comme cause initiale (Anderson et al., 2001). Il est à noter également qu’il n’est plus possible de suivre les décès pour la catégorie maladies pulmonaires obstructives chroniques depuis l’adoption de la CIM-10 en 2000. Les variations dans les taux de mortalité selon une cause entre les périodes précédant et suivant l’année 2000 ne sont donc pas présentées.

L’identification d’une cause initiale sur l’acte de décès est quelques fois imprécise, particulièrement aux âges avancés. Certaines causes, comme le cancer, ont plus de probabilités d’être identifiées comme la cause initiale que d’autres (diabète). Le fait de ne retenir qu’une seule cause par décès peut jouer sur l’importance des différentes causes de décès. Certaines études utilisent une classification des décès en causes multiples (Wilkins et al., 1997; Nam, 1990). Au Québec, l’analyse des causes multiples peut être faite à partir des décès de l’année 2000. Les causes de décès retenues sont celles que l’on retrouve en général dans les documents internationaux (OCDE, OMS, OMS-Europe).

Méthode de calcul


      Voir l’annexe 7 pour la méthode de calcul de la prévalence ajustée.

Sources

Numérateur:          Fichier des décès, version octobre 2005, MSSS.
Dénominateur:      Service du développement de l’information, version février 2005, MSSS.

Tableaux et graphiques

Notes

1

2
3
4
(-)(+)
*
**n.p.
Les codes de la CIM-10 ont été tirés d’un document produit par le NCHS (Anderson et al., 2001). Pour la période 2000-2003, ces deux causes représentent 80,0 % de l’ensemble des décès par maladies de l’appareil respiratoire.
Taux ajusté selon la structure par âge, sexes réunis, de la population corrigée de l’ensemble du Québec en 2001.
L’adoption de la CIM-10 à partir de l’année 2000 entraîne une brisure dans l’analyse temporelle de plusieurs causes de décès.
Nombre annuel moyen de décès par maladies de l’appareil respiratoire.
Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01.
Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence.
Coefficient de variation supérieur à 33,33 %. La valeur n’est pas présentée.


Source Eco-Santé Québec 2009Dernière révision de cette page : 02/03/2007