9.2.3 Proportion de naissances ayant un retard de croissance intra-utérine
Définition
Proportion, pour une période donnée, de naissances vivantes simples de poids insuffisant pour l'âge gestationnel, par rapport au total des naissances vivantes simples dont le poids et l'âge gestationnel sont connus, durant la même période.
La proportion de naissances ayant un retard de croissance intra-utérine, appelée également taux d’hypotrophie néonatale, désigne le nombre de naissances d’enfants vivants dont le poids à la naissance se situe au-dessous du 10e percentile des courbes de référence pour le poids à la naissance selon l’âge gestationnel par rapport au nombre total des naissances vivantes (Santé Canada, 2003). En santé publique, le seuil du 10e centile est généralement retenu pour le retard de croissance intra-utérine (Arbuckle et Sherman,1989). C’est ce seuil qui est utilisé dans cette fiche.
Un nouveau-né ayant un retard de croissance intra-utérine est un nouveau-né dont le poids est insuffisant compte tenu de son âge gestationnel. Cette notion s'appuie sur des courbes de croissance in-utéro. À partir de ces courbes, on établit une frontière qui délimite une croissance normale d'une croissance retardée. Exprimée en centile du poids de naissance selon l'âge gestationnel, le sexe et le type de naissance (simple), la croissance fœtale peut être classée en trois catégories selon les normes canadiennes de poids de naissance les plus récentes : poids insuffisant pour l'âge gestationnel (inférieur au 10e centile), poids approprié pour l'âge gestationnel (du 10e au 90e centile) et poids élevé pour l'âge gestationnel (supérieur au 90e centile) (Arbuckle et Sherman,1989).
Le calcul de l'indicateur ne s'applique qu'aux naissances vivantes simples dont l'âge gestationnel se situe entre 22 et 43 semaines1. On ne tient pas compte des accouchements multiples parce que le profil de croissance intra-utérine des naissances vivantes multiples est différent (Santé Canada, 2003).
Selon la définition donnée par l’OMS, une naissance vivante se définit comme étant une expulsion ou extraction complète du corps de la mère, indépendamment de la durée de gestation, d’un produit de conception qui, après cette séparation, respire ou manifeste tout autre signe de vie tel que le battement du cœur, la pulsation du cordon ombilical ou la contraction effective d’un muscle soumis à l’action de la volonté, que le cordon ombilical ait été coupé ou non et que le placenta soit ou non demeuré attaché (OMS, 1993).
Les courbes de croissance préconisées actuellement au Canada ont été récemment mises au point à partir de données plus solides sur l’âge gestationnel et de méthodes d’analyse plus pointues que les études précédentes (Kramer et al., 2001).
Au Québec, depuis 1988, les naissances de moins de 500 grammes sont comprises dans les données2. Les données canadiennes récentes incluent toutes les naissances, peu importe le poids, y compris celles de moins de 500 grammes (Statistique Canada et ICIS, 2005).
Méthode de calcul

Voir l’annexe 13 pour les seuils de poids insuffisants pour l’âge gestationnel
Sources
Fichier des naissances vivantes, MSSS.
Tableaux et graphiques




Notes
1 2 3 4 (-)(+) * |
Les naissances multiples sont exclues du calcul. Entre 1980 et 2003, on trouve annuellement moins de 2 100 naissances multiples. Avant 1988, les naissances de poids inférieur à 500 grammes ne sont pas comprises dans les données. Pour 1988 et les années suivantes, on trouve pour l’ensemble du Québec en moyenne, annuellement, moins de 90 naissances vivantes de poids inférieur à 500 grammes. De 1981 à 1998, la proportion de naissances vivantes dont le poids ou la durée de gestation est inconnue se situe entre 0,1 % et 5,4 %. Grâce au jumelage des fichiers des naissances vivantes et des hospitalisations (MED-ÉCHO) qui a permis de réduire le nombre de cas non déclarés, les proportions se maintiennent à moins de 0,5 %, depuis 1993 (Montreuil et al., 1996). Nombre annuel moyen de naissances vivantes ayant un retard de croissance intra-utérine. Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01. Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. |
| Source Eco-Santé Québec 2011 | Dernière révision de cette page : 02/03/2007 |