9.4.1 Taux d'incidence des principales maladies infectieuses à déclaration obligatoire

Définition

Rapport, pour une période donnée, du nombre annuel moyen de nouveaux cas de maladies infectieuses à déclaration obligatoire, à la population totale au milieu de la même période.

Les maladies infectieuses à déclaration obligatoire (MADO) sont des maladies transmissibles (contagieuses) d’origine virale ou bactérienne qui doivent légalement faire l’objet d’une déclaration de la part des médecins ou des laboratoires aux directions de santé publique de la région où réside la personne au moment du diagnostic de la maladie (MSSS, 2005).

Le libellé des MADO correspond généralement à celui inscrit au fichier1 (MSSS, 2005). Les maladies présentées ici sont2 :

Maladies évitables par la vaccination

Infections transmissibles sexuellement ou par le sang

Maladies entériques

Autres maladies à déclaration obligatoire

La saisie informatique des cas est faite séparément par chacune des 18 directions régionales de santé publique sur une base régulière dans un fichier central, le fichier des MADO. En tout temps, un cas peut être ajouté ou rayé de la base de données par les responsables régionaux pour n’importe quelle année du fichier (MSSS, 2005). En conséquence, les estimations d’un territoire donné pour une même période peuvent différer légèrement selon le moment de l’interrogation du fichier.

Les données représentent des événements et non des individus. Pour un individu, on peut déclarer plus d’une maladie. Chaque cas est classé selon la date de réception de la première déclaration et une procédure est mise en place par le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) et les directions régionales de santé publique en vue de la détection des cas en double (MSSS, 2005).

Au Québec, le sida et l’infection à VIH font chacun l’objet d’un programme de surveillance spécifique. Ces maladies ne sont donc pas considérées ici mais sont traitées dans une fiche distincte. Pour ces deux causes, le fichier des MADO ne documente qu’une partie des cas déclarés, soit uniquement ceux où la personne atteinte a donné ou reçu des produits sanguins, des tissus, des cellules ou des organes infectés (MSSS, 2005).

Les modalités du système de surveillance québécois des MADO font en sorte qu’il est généralement affecté par une sous-déclaration des cas dont l’ampleur est cependant difficile à évaluer avec précision. C’est le cas notamment des infections transmissibles sexuellement pour lesquelles les données personnelles sont souvent manquantes ou lacunaires, de même que de certaines maladies entériques moins graves, pour lesquelles seulement une portion de la population atteinte consulte un médecin. À l’inverse, d’autres infections sont sujettes à la sur-déclaration résultant du double enregistrement d’un épisode de maladie pour une même personne, notamment la chlamydiose, l’hépatite B et la campylobactériose. (MSSS, 2005).

Méthode de calcul

Sources

Numérateur:          des MADO, Laboratoire de santé publique du Québec, INSPQ.
Dénominateur:      Service du développement de l’information, version février 2005, MSSS.

Tableaux et graphiques

Notes

1
2

3
4


5

6
7
*
**n.p.
(-)(+)
ND
Les codes CIM présentés sont ceux inscrits dans la base de données MADO.
Certaines maladies peuvent être classées dans plus d’une catégorie. Par exemple, l’hépatite A est à la fois une maladie entérique et une maladie évitable par la vaccination.
Avant novembre 2003, seul le sérotype B était à déclaration obligatoire. Les codes CIM ne permettent pas d’identifier le sérotype de l’infection à Haemophilus influenzae.
Avant l’implantation en 1997 du Programme québécois de dépistage et d’intervention auprès des personnes infectées par le virus de l’hépatite C chronique, on comptait peu de déclarations pour cette cause. L’arrivée de ce programme a depuis incité de nombreuses personnes à se soumettre à un test de dépistage, ce qui a fortement augmenté l’incidence (Frigon, 2005).
Pour l’infection à Haemophilus influenzae de type B, les oreillons, la rougeole, la rubéole et le tétanos, les valeurs ne sont pas présentées, les coefficients de variation étant supérieurs à 33,33 %.
Les valeurs se rapportant au tétanos ne sont pas présentées, le coefficient de variation étant supérieur à 33,33 %.
Disponible depuis 1996 seulement (période de 4 ans).
Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence.
Coefficient de variation supérieur à 33,33 %. La valeur n’est pas présentée.
Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01.
Non disponible.


Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 24/04/2007