9.4.3 Taux d'incidence du SIDA et de l'infection par le VIH
Définition
Rapport, pour une période donnée, du nombre de nouveaux cas de sida ou d’infection par le VIH, à la population totale au milieu de la même période.
Le syndrome d’immunodéficience acquise (sida) et l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) font chacun l’objet d’une surveillance spécifique par le ministère de la Santé et des Services sociaux dans le cadre du Programme de surveillance du VIH et du sida du Québec (PSSQ). Ces maladies sont aussi soumises à une collecte obligatoire de renseignements épidémiologiques, depuis octobre 1986 dans le cas du sida et depuis le 1er avril 2002 dans le cas du VIH (MSSS, 2004a).
Un cas confirmé de sida est un cas dont les renseignements ont été transmis au PSSQ, analysé et accepté selon les critères de la définition en utilisation au moment de la déclaration. Aucun cas n’est accepté de façon rétrospective si, au moment du diagnostic, il ne répondait pas aux critères en vigueur à ce moment (MSSS, 2004a).
Un cas confirmé d’infection par le VIH est un cas dont les renseignements disponibles auprès du médecin qui a prescrit le test de dépistage et transmis au PSSQ indiquent que la personne n’avait jamais subi ce test par le passé ou que le plus récent test de dépistage antérieur s’était avéré négatif, que la date soit connue ou non. Au Québec, seul le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) est autorisé à effectuer ces tests. En raison des modalités particulières de la surveillance de l’infection par le VIH au Québec, les données ne couvrent pas la totalité des cas confirmés1 (MSSS, 2004b).
Chaque cas ayant fait l’objet d’une collecte de renseignements représente une personne unique, les tests multiples pour une même personne ne faisant l’objet que d’une seule et unique collecte (MSSS, 2004b).
La baisse importante du nombre de cas de sida déclarés peut s’expliquer en partie par l’utilisation des thérapies antirétrovirales très efficaces depuis le milieu des années 1990. En effet, ces thérapies ont permis chez plusieurs personnes de retarder l’apparition du sida en prolongeant la période entre l’acquisition du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le développement du sida (MSSS, 2004a).
Ces maladies demeurent également des maladies à déclaration obligatoire (MADO) au sens de la Loi (déclaration par le médecin au directeur de santé publique) mais uniquement dans les cas où le médecin pose le diagnostic chez une personne ayant donné ou reçu du sang, des produits sanguins, des tissus ou des organes infectés (MSSS, 2004a).
Méthode de calcul

Sources
Numérateur: Programme de surveillance du VIH et du sida du Québec (PSSQ), Service de lutte contre les infections transmissibles sexuellement et par le sang, MSSS.
Dénominateur: Service du développement de l’information, version février 2005, MSSS.
Tableaux et graphiques




Notes
1 2 3 4 5 (-)(+) * **n.p. |
Parmi les 4 461 cas déclarés positifs par le LSPQ entre le 1er avril 2002 et le 30 juin 2004, 71 % (2 356) ne peuvent être analysés car 707 cas ne peuvent faire l’objet d’une collecte de renseignements épidémiologiques et 1 649 ont un statut de dossier en attente (informations non encore transmises par le médecin qui a prescrit le test de dépistage). Il est impossible dans ces deux cas d’éliminer les doublons afin d’obtenir une donnée d’incidence. Pour les autres dossiers (1 296), les renseignements obtenus ont permis d’identifier 595 nouveaux cas, ce qui correspond à l’univers des données présentées dans cette fiche (MSSS, 2004b). Depuis 1987, certaines modifications ont été apportées à la définition du sida en vigueur au Québec. Une première modification a eu lieu en 1987 avec l’ajout de certaines maladies indicatrices du sida et l’élargissement des critères d’acceptation. Puis en juillet 1993, trois autres maladies indicatrices du sida ont été ajoutées à la liste déjà existante (MSSS, 2004a). L’année de diagnostic est déterminée par la date du premier diagnostic de maladie indicatrice du sida (MSSS, 2004a). Les cas sont distribués selon l’année où le prélèvement a été effectué afin de prendre en considération le fait qu’une période de temps plus ou moins longue puisse s’écouler entre la transmission par le Laboratoire de santé publique du Québec d’un résultat d’un test de dépistage du VIH qui s’avère positif et le moment où la collecte de renseignements est effectuée auprès du médecin ayant prescrit le test (MSSS, 2004b). Les données disponibles couvrent une période totale de 14 mois et demi (MSSS, 2004b). Pour 2002, le nombre de cas pour lesquels la collecte de renseignements a été complétée ne couvre qu’une période de 8 mois et demi. Pour l’année 2003, l’information est disponible pour les premiers 6 mois. Afin d’obtenir l’incidence annuelle, le nombre de cas a été ramené sur une période de 12 mois en divisant le total par 14,5 puis en multipliant par 12. Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01. Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. Coefficient de variation supérieur à 33,33 %. La valeur n’est pas présentée. |
| Source Eco-Santé Québec 2011 | Dernière révision de cette page : 15/02/2007 |