9.4.4 Cas humains, aviaires et entomologiques infectés par le virus du Nil occidental (VNO)

Définition

Nombre de cas (humains, aviaires et entomologiques) infectés par le virus du Nil occidental pour une année donnée.

Un programme de surveillance de l’infection par le virus du Nil occidental (VNO) existe au Québec depuis 2002. Étant donné le caractère épidémiologique particulier de l’infection (réservoir aviaire, transmission par des moustiques vecteurs)1, le programme comporte trois volets : la surveillance des cas humains, la surveillance animale et la surveillance des moustiques (MSSS, 2005a).

La surveillance humaine permet la détection des formes graves de la maladie. Le système met à contribution les directions de santé publique qui doivent assurer un suivi avec les médecins cliniciens. Les patients présentant des symptômes évocateurs de l’infection sont soumis à un test de dépistage. Le diagnostic et la confirmation des cas humains sont assurés par l’INSPQ (MSSS, 2005b).

La surveillance animale est basée principalement sur la présence de la maladie chez les corvidés2 (grands corbeaux, corneilles, geais bleus), les oiseaux sauvages particulièrement susceptibles d’être symptomatiques lorsqu’ils sont infectés par le VNO. La surveillance aviaire repose sur le signalement téléphonique d’oiseaux morts fait à Communication-Québec pendant la période estivale3. La présence d’oiseaux morts groupés, de même que celle d’oiseaux testés positifs pour le VNO, indique un foyer de transmission potentielle, observations qui mènent à identifier les sites de surveillance des moustiques (MSSS, 2005a).

La surveillance entomologique est réalisée par la capture annuelle de moustiques pendant le printemps et l’été dans les régions les plus touchées les années auparavant. Les données sont colligées à partir d’un réseau de stations d’échantillonnage fixes. L’INSPQ effectue l’analyse des lots de moustiques (pools) recueillis au moyen des dernières technologies de laboratoires validées. La présence d’un lot de moustiques positifs indique un foyer localisé de transmission potentielle active de VNO avec risque de transmission à l’humain, selon le type d’espèces trouvées (MSSS, 2005a).

Depuis 2003, un système informatique centralisé géré par l’INSPQ, le Système intégré de données de vigie sanitaire pour la surveillance du VNO au Québec, recueille les données de surveillance provenant de l’ensemble de ces sources et les rend disponibles en temps réel aux professionnels impliqués dans le dossier (INSPQ, 2004).

Méthode de calcul

Nombre de cas (humains, aviaires et entomologiques) infectés par le virus du Nil occidental pour une année donnée

Sources

Système intégré de données de vigie sanitaire pour la surveillance du VNO au Québec, Direction des risques biologiques, environnementaux et occupationnels, INSPQ.

Tableaux et graphiques

Notes

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Le virus se transmet principalement par les piqûres de moustiques. Les moustiques deviennent porteurs du virus en piquant un oiseau infecté. Puisque les moustiques piquent plus d’une fois, ils sont capables de transmettre le virus en piquant un autre animal ou un humain. La plupart des personnes infectées sont asymptomatiques. Par contre, dans certains cas, les personnes développent une maladie sévère comportant des symptômes neurologiques pouvant causer la mort (INSPQ, 2005). Les cas de décès sont cependant très rares au Québec : on compte 3 cas en 2002 (Montréal), 1 en 2004 (Capitale-Nationale) et 1 en 2005 (Laurentides).
Les chevaux et autres espèces animales font aussi l’objet d’une surveillance passive. Les médecins vétérinaires sont encouragés à soumettre des échantillons au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Un cas détecté dans une région, lorsqu’il n’a pas voyagé, confirme la transmission active du VNO dans le secteur concerné (MSSS, 2005a). En 2005, aucun cas équin ne fut signalé au Québec et très peu de chevaux furent testés positifs les années précédentes : 3 en 2002 et 2003 (Montérégie) et 1 en 2004 (Chaudière-Appalaches).
Lorsqu’il s’agit d’un corvidé, l’appel est transféré à l’INSPQ. S’il s’agit d’un corvidé en bon état de conservation, une demande de récolte est effectuée au ministère des Ressources naturelles et de la Faune qui en assure la collecte. L’analyse est par la suite confiée au Centre québécois sur la santé des animaux sauvages et au Laboratoire de diagnostic moléculaire de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe (MSSS, 2003).
Le cas humain du Saguenay—Lac-Saint-Jean aurait été infecté en Montérégie.
Le cas humain de la région de la Capitale-Nationale aurait été infecté à l’extérieur du Québec.
Le cas humain de la Montérégie en 2004 aurait été infecté avant la saison 2004.


Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 15/02/2007