9.6.5 Nombre de nouveaux cas de cancer, d'hospitalisations et de décès pour certaines maladies associées en milieu de travail

Définition

a) Nombre de nouveaux cas de cancer pour certaines maladies associées au milieu de travail

Nombre annuel moyen de nouveaux cas de cancer pour certaines maladies associées au milieu de travail.

Le terme « cancer » regroupe une soixantaine de tumeurs malignes comprises à l’intérieur des codes 140 à 208 de la CIM-9. Les tumeurs bénignes (CIM-9=211-226), les tumeurs à évolution imprévisible (CIM-9=235-238), les carcinomes in situ (CIM-9=230-234) et ceux de la peau sans mélanome (CIM-9=173) sont exclus de la présente fiche (OMS, 1977).

Pour un même individu, un seul dossier est créé regroupant l’historique de ses différentes tumeurs depuis la première déclaration jusqu’à son décès (MSSS, 2003). L’unité de déclaration de base est le nouveau cas de tumeur primaire plutôt que l’individu (Institut national du cancer du Canada, 1999).

Les cancers retenus dans cette fiche comme étant associés au travail sont définis selon les codes de la CIM-9 et les codes de morphologie. La morphologie est la description du type histologique du néoplasme et son comportement évolutif. Elle est codée d’après la Classification Internationale des Maladies pour l’Oncologie créée par l’OMS (MSSS, 2003). Les cancers retenus sont :

          - mésothéliome de la plèvre : CIM-9 = 163 et Morphologie M905;

          - mésothéliome du péritoine : CIM-9 = 158 et morphologie M905.

b) Nombre d’hospitalisations pour certaines maladies associées au milieu de travail

Nombre annuel moyen d’hospitalisations pour certaines maladies associées au milieu de travail.

Les statistiques présentées ont été compilées à partir du fichier des hospitalisations du système MED-ÉCHO et se rapportent aux soins physiques de courte durée1. Sont exclus : les hospitalisations pour troubles mentaux, les hospitalisations des nouveau-nés en bonne santé, les soins infirmiers d’un jour (chirurgies d’un jour depuis 1995), les soins de longue durée, les hospitalisations de type « hôpital à domicile », celles des non-résidents québécois et celles de longue durée dans des unités de soins de courte durée. Seuls les centres hospitaliers de soins généraux et spécialisés (CHSGS) sont retenus, excluant ainsi les centres dont la vocation première est la psychiatrie, la réadaptation ou l’hébergement et les soins de longue durée (Pelletier, 1999). Dans cette fiche, les données sur les hospitalisations des résidents québécois survenues dans les autres provinces canadiennes n’ont pas été ajoutées2.

La prévalence des hospitalisations associées au travail est obtenue à partir du diagnostic principal et des diagnostics secondaires. Le diagnostic principal correspond à l'affection la plus importante présentée par le malade durant son hospitalisation. Ce diagnostic est, de façon générale, étroitement relié à la raison d'hospitalisation. Chez un malade présentant plusieurs affections, le diagnostic principal doit correspondre à l'affection ayant nécessité la plupart des ressources médicales durant le séjour (MSSS, 1999). Les diagnostics secondaires, distincts du diagnostic principal, servent à désigner une affection pour laquelle le bénéficiaire aurait été diagnostiqué ou aurait reçu des traitements au cours de son hospitalisation. Le diagnostic principal et les diagnostics secondaires sont définis selon la CIM-9.

Les données sur les hospitalisations sont présentées sur la base des années financières (1er avril au 31 mars). Les diagnostics retenus sont reconnus comme étant associés au travail. Ces diagnostics sont :

c) Nombre de décès pour certaines maladies associées au milieu de travail

Nombre annuel moyen de décès pour certaines maladies associées au milieu de travail.

Les décès associés au travail sont identifiés à partir de la cause initiale du décès. La cause initiale du décès représente la maladie ou le traumatisme qui a déclenché l’évolution morbide conduisant directement au décès ou les circonstances de l’accident ou de la violence qui ont entraîné le traumatisme mortel (OMS, 1993). Au Québec et au Canada, les causes de décès sont classifiées selon la CIM-9 pour les années 1979 à 1999 et selon la CIM-10 depuis 2000.

L’adoption de la CIM-10 à partir de l’année 2000 peut entraîner une brisure dans l’analyse temporelle de plusieurs causes de décès (OCDE, 2004). Les révisions 9 et 10 de la CIM sont très différentes. Dans la 10e révision, de nouvelles catégories ont été ajoutées, d’autres ont été modifiées ou regroupées, et certaines règles d’identification de la cause initiale de décès ont changé (Statistique Canada, 2005; NCHS, 2000). En conséquence, ces différences entre les deux révisions sont assez importantes pour rendre difficiles les comparaisons directes des causes de décès (CDC, 2004). Les variations dans les taux de mortalité selon une cause entre les périodes précédant et suivant l’année 2000 ne sont donc pas présentées.

Les causes de décès suivantes sont celles reconnues comme étant associées au travail. Les causes retenues sont :

          - mésothéliome de la plèvre : CIM-9 = non disponible; CIM-10 = C45.0;

          - mésothéliome du péritoine : CIM-9 = non disponible; CIM-10 = C45.1.

Les taux de nouveaux cas de cancer, d’hospitalisations et de mortalité pour les maladies associées au travail retenues étant petits, seuls les nombres annuels moyens sont présentés

Méthode de calcul

Sources

a) Fichier des tumeurs, version décembre 2005, MSSS.
b) Fichier des hospitalisations MED-ÉCHO, MSSS.
c) Fichier des décès, version octobre 2005, MSSS.

Tableaux et graphiques

Notes

1
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4
5


6

7


8
ND
s.o.
Pour une description détaillée des variables permettant de définir l’univers des soins physiques de courte durée à partir du fichier MED-ÉCHO, voir l’annexe 8.
Les données ne comprennent pas les hospitalisations hors Québec qui représentent d’une année à l’autre entre 1 % et 7 % de l’ensemble des hospitalisations des résidents québécois.
Correspond à une période de 5 ou 4 ans, par exemple, du 1er avril 2000 au 31 mars 2004.
L’adoption de la CIM-10 à partir de l’année 2000 entraîne une brisure dans l’analyse temporelle de plusieurs causes de décès.
Les décès présentés dans cette fiche sont ceux associés à sept maladies pouvant être attribuables au milieu de travail. Ainsi, ils ne constituent qu’une partie des décès associés au milieu de travail et diffèrent des données publiées par la Commission de la santé et de sécurité du travail (CSST). En 2004, la CSST inventoriait 91 décès reliés à une maladie professionnelle (CSST, 2005).
Les chiffres ont été arrondis à l’unité la plus près. Les nombres annuels moyens supérieurs à 0 et inférieurs à 0,5, ont été identifiés par le signe <1 afin de les distinguer des nombres annuels moyens égaux à 0.
Pour les nouveaux cas de cancer, les mésothéliomes de la plèvre et du péritoine constituent un sous-ensemble des cancers de la plèvre et du péritoine. Pour les décès, les mésothéliomes de la plèvre et du péritoine représentent des causes distinctes de décès des cancers de la plèvre et du péritoine. Enfin, il n’est pas possible d’identifier les décès par mésothéliomes selon la CIM-9.
Les mésothéliomes du péritoine ne sont pas présentés puisque les effectifs sont trop petits à l’échelle des régions.
Non disponible.
Sans objet.


Source Eco-Santé Québec 2011Dernière révision de cette page : 24/04/2007