10.2 Proportion de la population selon certaines caractéristiques liées au sommeil
Définition
a) Proportion de la population ayant la plupart du temps des problèmes de sommeil
Proportion de la population de 12 ans et plus ayant la plupart du temps des problèmes à s’endormir ou à rester endormie, par rapport à la population totale de 12 ans et plus dans les ménages privés.
La question demandée dans l’ESCC est la suivante : « Avez-vous des problèmes à vous endormir ou à rester endormi? 1) La plupart du temps; 2) Quelquefois; 3) Jamais » (Statistique Canada, 2003d). La catégorie retenue (« La plupart du temps ») repose sur des considérations liées à la précision des données à l’échelle régionale et à la littérature consultée se rapportant à ce thème (Shields, 2002).
b) Proportion de la population dont la durée du sommeil est habituellement inférieure à 6 heures
Proportion de la population de 12 ans et plus dont la durée du sommeil la nuit est habituellement inférieure à 6 heures, par rapport à la population totale de 12 ans et plus dans les ménages privés.
La question demandée dans l’ESCC est la suivante : « Habituellement, combien d’heures dormez-vous chaque nuit? » L’intervieweur avait la consigne d’exclure les heures de repos (Statistique Canada, 2003d). On compte au total douze choix de réponse dont dix équivalent à une heure d’intervalle chacune comprises entre les catégories « Moins de 2 heures » et « 12 heures et plus ». Le regroupement présenté correspond à la catégorie retenue par l’ISQ dénommée « Petits dormeurs » dont le choix repose sur des considérations liées à la précision des données à l’échelle régionale et à la littérature consultée se rapportant à ce thème (Institut de la statistique du Québec, 2003b).
c) Proportion de la population ayant quelquefois ou jamais un sommeil réparateur
Proportion de la population de 12 ans et plus ayant quelquefois ou jamais un sommeil réparateur, par rapport à la population totale de 12 ans et plus dans les ménages privés.
La question demandée dans l’ESCC est la suivante : « Votre sommeil est-il réparateur? 1) La plupart du temps; 2) Quelquefois; 3) Jamais » (Statistique Canada, 2003d). Le regroupement présenté (« Quelquefois » ou « Jamais ») repose sur des considérations liées à la précision des données à l’échelle régionale et à la littérature consultée se rapportant à ce thème (Shields, 2002).
Les indicateurs traités ici sont réputés mesurer les problèmes de sommeil la nuit bien que seul la question se rapportant à la durée, mais qui précède les deux autres, fasse explicitement référence au sommeil nocturne (Statistique Canada, 2003d). À noter qu’une faible proportion des répondants dormiraient le jour1.
Le manque de sommeil ou l’insomnie n’est pas une maladie à proprement parler, mais bien un symptôme au même titre que la fièvre. L’insomnie peut être une condition passagère ou de longue durée, causée par des problèmes de santé physique ou mentale ou encore liée au mode de vie. Les indicateurs présentés ici se rapportent à des manifestations sévères de cette condition (Williams, 2001).
Dans l’ESCC, l’information provient d’un questionnaire assisté par ordinateur rempli par un intervieweur à partir de réponses données par une personne de 12 ans et plus, pour elle-même, en face à face ou parfois par téléphone2 (Statistique Canada, 2003d).
Méthode de calcul

Sources
Enquêtes de Statistique Canada.
Tableaux et graphiques



Notes
1 2 3 4 5 6 (-)(+) * ND |
En 2000-2001, 8,8 % de la population québécoise de 15 à 75 ans qui occupe un emploi travaille de soirée ou de nuit, que ce soit en quart normal ou rotatif. Les entrevues réalisées par téléphone comptent pour 30,2 % de l’échantillon du Québec en 2000-2001 (Statistique Canada, 2003d). Les données de la région Nord-du-Québec sont exclues de celles de l’ensemble du Québec. Les estimations pour l’ensemble du Québec doivent être interprétées avec prudence puisque la non-réponse partielle atteint 6,8 % ce qui surpasse le seuil (5 %) à partir duquel on serait en présence d’un biais potentiel. Les estimations pour les régions de Chaudière-Appalaches et de Laval doivent être interprétées avec prudence puisque la non-réponse partielle, respectivement de 16,7 % et 11,2 %, surpasse le seuil (10 %) à partir duquel on serait en présence d’un biais potentiel. Population estimée de personnes de 12 ans et plus pour cette caractéristique liée au sommeil. Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01. Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. Non disponible. |
| Source Eco-Santé Québec 2009 | Dernière révision de cette page : 15/02/2007 |