10.4 Proportion de la population ayant vécu un épisode dépressif majeur
Définition
Proportion de la population de 12 ans et plus ayant un risque probable d’avoir vécu un épisode dépressif majeur (EDM) d’une durée minimale de 2 semaines, au cours d’une période de douze mois, par rapport à la population totale de 12 ans et plus dans les ménages privés.
L’indice se fonde sur le score obtenu à partir d’une échelle comprenant 27 questions, le Composite International Diagnostic Interview, short form (CIDI-SF), développé par Kessler et Mroczek de l’Université du Michigan, qui détermine la probabilité d’obtenir un diagnostic de dépression à la suite d’un examen plus approfondi en utilisant le CIDI sous sa forme complète (Institut de la statistique du Québec, 2003b). Le CIDI est un instrument diagnostique structuré conçu pour produire des diagnostics conformément aux définitions et critères du Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux DSM-III-R et des critères diagnostiques pour la recherche de la CIM-101. Chaque personne obtient une cote et on transforme ensuite le résultat en une probabilité estimative de diagnostic d’EDM allant de 0 (probabilité nulle) à 100 (Statistique Canada, 2003d; Beaudet, 1999).
La prévalence du risque de dépression clinique varie en fonction du point de coupure utilisé par les chercheurs pour départager le niveau de risque. On trouvera dans cette fiche deux versions de catégorisation, l’une proposée par Statistique Canada et l’autre par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Statistique Canada considère, à l’instar de Kessler et collaborateurs, qu’une personne a un risque probable de dépression clinique si sa cote est de 90 et plus (Statistique Canada et ICIS, 2005; Beaudet, 1999). L’ISQ suggère d’appliquer une des propositions du Classification and Assessment Group de l’OMS en attribuant un risque probable lorsque le score est de 50 et plus (Institut de la statistique du Québec, 2003b).
Un épisode dépressif majeur se caractérise par des symptômes liés à l’humeur déprimée ou au manque d’intérêt pour la plupart des choses. Les autres symptômes incluent les troubles de l’appétit et du sommeil, le manque d’énergie, la difficulté à se concentrer, le sentiment de n’être bon à rien ou les pensées suicidaires, éprouvés pendant une période d’au moins deux semaines (Statistique Canada, 2003d).
Dans l’ESCC, l’information provient d’un questionnaire assisté par ordinateur rempli par un intervieweur à partir des réponses données par une personne de 12 ans et plus, pour elle-même, en face à face ou par téléphone2 (Statistique Canada, 2003d).
Méthode de calcul

Sources
Enquêtes de Statistique Canada.
Tableaux et graphiques




Notes
1 2 3 4 5 (-)(+) * **n.p. ND |
Le questionnaire abrégé utilisé pour évaluer un épisode dépressif majeur (EDM) a été mis au point de façon à appliquer les critères A à C de diagnostic de l’EDM du DSM-III-R et en ne tenant pas compte des règles hiérarchiques de diagnostic définies au critère D (Statistique Canada, 2003d). Les entrevues réalisées par téléphone comptent pour 30,2 % de l’échantillon du Québec en 2000-2001 (Statistique Canada, 2003d). Dans l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP), l’information provient d’un questionnaire assisté par ordinateur rempli par un intervieweur à partir de réponses données par une personne de 12 ans et plus pour elle-même en face à face (majorité des entrevues en 1994-1995) ou par téléphone (quasi totalité des entrevues en 1996-1997 et 1998-1999) (Gilmore, 2002). Les données de la région Nord-du-Québec sont exclues de celles de l’ensemble du Québec. Population estimée de personnes de 12 ans et plus ayant vécu un épisode dépressif majeur. Valeur significativement plus faible que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01. Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. Coefficient de variation supérieur à 33,33 %. La valeur n’est pas présentée. Non disponible. |
| Source Eco-Santé Québec 2011 | Dernière révision de cette page : 15/02/2007 |