10.5 Taux de mortalité pour des conditions associées à la consommation d'alcool
Définition
Rapport, pour une période donnée, du nombre annuel moyen de décès pour des conditions associées à la consommation d’alcool, à la population totale au milieu de la même période.
Les décès pour des conditions associées à la consommation d’alcool sont identifiés à partir de la cause initiale du décès. La cause initiale du décès représente la maladie ou le traumatisme qui a déclenché l’évolution morbide conduisant directement au décès ou les circonstances de l’accident ou de la violence qui ont entraîné le traumatisme mortel (OMS, 1993). Au Québec et au Canada, les causes de décès sont classifiées selon la CIM-9 pour les années 1979 à 1999 et selon la CIM-10 depuis 2000. Les conditions associées à la consommation d’alcool qui ont été retenues sont celles identifiées par le bureau régional de l’OMS pour l’Europe (OMS-Europe, 2005) et sont les suivantes :
cancer de l’oesophage et du larynx : CIM-9 = 150 et 161; CIM-10 = C15 et C32;
syndrome de dépendance alcoolique : CIM-9 = 303; CIM-10 = F10;
maladies hépatiques chroniques et cirrhoses : CIM-9 = 571; CIM-10 = K70, K73, K74, K76;
toutes les causes externes de décès : CIM-9 = E800-E999; CIM-10 = V00-V99, W00-W99, X00-X99, Y00-Y99.
Les causes de décès retenues sont reconnues dans la littérature comme pouvant être associées à la consommation d’alcool. Le taux de mortalité pour ces causes est un indicateur assez grossier, sans égard à la proportion réelle de décès due à la consommation d’alcool pour chaque condition. Il ne s’agit donc pas d’un estimé de la mortalité attribuable à la consommation d’alcool, qui est plus complexe et difficile à calculer. Cet indicateur simple peut permettre des comparaisons géographiques et peut être utilisé pour mieux suivre les tendances dans les décès associés à la consommation d’alcool, et ce, mieux que ne le ferait l’utilisation de taux de mortalité séparés pour chaque condition associée à la consommation d’alcool.
L’adoption de la CIM-10 à partir de l’année 2000 peut entraîner une brisure dans l’analyse temporelle de plusieurs causes de décès (OCDE, 2005). Les révisions 9 et 10 de la CIM sont très différentes. Dans la 10e révision, de nouvelles catégories ont été ajoutées, d’autres ont été modifiées ou regroupées, et certaines règles d’identification de la cause initiale de décès ont changé (Statistique Canada, 2005a; NCHS, 2000). En conséquence, ces différences entre les deux révisions sont assez importantes pour rendre difficiles les comparaisons directes des causes de décès (CDC, 2005). Les variations dans les taux de mortalité selon une cause entre les périodes précédant et suivant l’année 2000 ne sont donc pas présentées.
L’identification d’une cause initiale sur l’acte de décès est quelquefois imprécise, particulièrement aux âges avancés. Certaines causes, comme le cancer, ont plus de probabilités d’être identifiées comme la cause initiale que d’autres (diabète). Le fait de ne retenir qu’une seule cause par décès peut jouer sur l’importance des différentes causes de décès. Certaines études utilisent une classification des décès en causes multiples (Wilkins et al., 1997; Nam, 1990). Au Québec, l’analyse des causes multiples peut être faite à partir des décès de l’année 2000.
Méthode de calcul

Voir l’annexe 7 pour la méthode de calcul de la prévalence ajustée.
Sources
Numérateur: Fichier des décès, version octobre 2005, MSSS.
Dénominateur: Service du développement de l’information, version février 2005, MSSS.
Tableaux et graphiques




Notes
1 2 3 (-)(+) * **n.p. |
Taux ajusté selon la structure par âge, sexes réunis, de la population corrigée de l’ensemble du Québec en 2001. L’adoption de la CIM-10 à partir de l’année 2000 entraîne une brisure dans l’analyse temporelle de plusieurs causes de décès. Nombre annuel moyen de décès pour des conditions associées à la consommation d’alcool. Valeur significativement plus faible ou plus élevée que celle du reste du Québec, au seuil de 0,01. Coefficient de variation supérieur à 16,66 % et inférieur ou égal à 33,33 %. La valeur doit être interprétée avec prudence. Coefficient de variation supérieur à 33,33 %. La valeur n’est pas présentée. |
| Source Eco-Santé Québec 2011 | Dernière révision de cette page : 02/03/2007 |